mercredi 17 février 2010

Salariés, en CDI et... précaires !

C'est surement mon prochain départ pour le Japon mais la question des "travailleurs pauvres" m'interpelle de façon encore plus cruciale que d'habitude.
En effet, si les chômeurs sont dans une problématique claire : retrouver un emploi, il existe aussi des salariés, en activité avec un contrat en CDI qui n'arrivent pas à en vivre décemment.
A titre d'exemple comment vivre en travaillant à temps partiel non choisi 7h30 par semaine payées au SMIC ?
Nous sommes là en présence d'une forme de précarité qui ne dit pas son nom.

Le Japon a également été rattrappé par la crise.
Jusqu'à peu ce pays arrivait à faire cohabiter des réalités différentes porteuses de solutions pour le plus grand nombre : emploi à vie, emplois très qualifiés, petits boulots pour les jeunes et les séniors... avec la même capacité qui lui permettait aussi de vivre tradition et modernité sans exclusion mais avec un enrichissement mutuel.
La situation a bien changée : l'emploi à vie n'est plus assuré, les petits boulots se font rares, les séniors n'arrondissent plus leurs fins de mois devenues de plus en plus difficiles...
Pour certains salariés japonais la seule solution de logement consiste à occuper un poste dans un cyber-café la nuit ou d'élir domicile dans un hôtel capsule pour un emplacement d'environ 2 M2 dans lequel on ne peut se tenir debout, pour un montant de 650€ par mois mais....sans versement de caution, sans conditions de ressources...donc adapté aux salariés devenus précaires.

Il me semble que dans les années 60, un travailleur au SMIC avait une chance de faire vivre sa famille, difficilement certes, en "tirant le diable par la queue" mais...

Et si redonner du sens au travail passait par lui redonner de la valeur ?

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